Archives quotidiennes : 27 décembre 2012

La barbe ne fait pas le philosophe… les habits de contes de fées, si !

Par Sophie Chassat

Des bottes de sept lieues, une peau d’âne, une robe de bal faite d’or, d’argent et de pierres précieuses, d’autres toilettes couleur du temps, de la lune ou du soleil, une ceinture qui fait frémir quiconque la voit : dans les contes de fées, les vêtements sont, pour le protagoniste, d’une importance capitale. Quand il les revêt, il échappe à bien des dangers et devient héros ou héroïne, prince ou princesse, heureux ou heureuse. En suivant l’hypothèse de Bruno Bettelheim(1903-1990) selon laquelle il y a une « utilité de l’enchantement », demandons-nous ce que ces habits nous disent et nous apprennent sur nous-mêmes et sur le sens de la vie…

 

« UTILITÉ DE L’ENCHANTEMENT »

D’après l’auteur de Psychanalyse des contes de fées (ouvrage dont le titre anglais original est : The Uses of Enchantement), les contes ne livrent pas uniquement le plaisir d’une belle histoire, mais aussi une leçon sur le sens de l’existence : malgré les épreuves qu’elle peut réserver (difficultés objectives ou mal-être intérieur), la vie est belle, le merveilleux peut advenir au sein du quotidien et tout est toujours bien qui finit bien.

Le message est simple : « La lutte contre les graves difficultés de la vie est inévitable et fait partie intégrante de l’existence humaine, mais, si au lieu de se dérober, on affronte fermement les épreuves inattendues et souvent injustes, on vient à bout de tous les obstacles et on finit par remporter la victoire », écrit ce psychiatre et psychanalyste américain d’origine autrichienne, qui a connu l’épreuve des camps de concentration nazis.

Dans les contes, cette « victoire » se conquiert souvent à l’aide d’objets magiques ou grâce à des personnes rencontrées par un « heureux hasard ». Les vêtements sont également de précieux adjuvants de cette quête du sens : leur rôle symbolique n’est cependant pas relevé ni thématisé comme tel par Bettelheim. Tentons un petit passage en revue de leurs différents apports. Pour le plaisir – en cette période de fêtes de fin d’année – de relire quelques histoires utilement enchanteresses…

Catherine Deneuve dans Peau d'âne, film de Jacques Demy (1970)

LE VÊTEMENT PROTECTEUR

Le vêtement a d’abord une vertu protectrice, il est une enveloppe rassurante. Ainsi la peau d’âne éponyme du conte de Perrault permet-elle à la jeune princesse d’échapper aux désirs fous et incestueux de son père. Pouvoir se cacher – et aussi se montrer, la cassette pleine de beaux habits qui suit Peau d’âne le rappelle – quand bon nous semble, voilà ce que permettent en premier lieu les vêtements.

[C’est la marraine de Peau d’âne qui parle] :

« – Que faites-vous, ma fille ?, dit-elle voyant la princesse déchirant ses cheveux et meurtrissant ses belles joues ; voici le moment le plus heureux de votre vie. Enveloppez-vous de cette peau, sortez de ce palais, et allez tant que terre vous pourra porter : lorsqu’on sacrifie tout à la vertu, les dieux savent en récompenser. Allez, j’aurais soin que votre toilette vous suive partout : en quelque lieu que vous vous arrêtiez, votre cassette où sont vos habits et vos bijoux suivra vos pas sous terre (…). » (Peau d’âne, Charles Perrault)

Cendrillon transfigurée, version Walt Disney (1950)

TRANSFIGURER ET PERMETTRE LA RECONNAISSANCE

Elle a de « méchants habits » et dort dans la cendre – ce qui n’arrange pas l’état de ses nippes. Mais, comme Peau d’âne, Cendrillon a une marraine bienveillante qui, d’un coup de baguette magique, la revêt d’une robe sublime. L’habit la transfigure, mais la révèle aussi, permettant sa reconnaissance par les autres qui la « voient »enfin.

« La fée dit alors à Cendrillon :
– Hé bien, voilà de quoi aller au bal, n’es-tu pas bien aise ?
– Oui, mais est-ce que j’irai comme cela avec mes vilains habits ?
Sa marraine ne fit que la toucher avec sa baguette, et en même temps ses habits furent changés en des habits de draps d’or et d’argent tout chamarrés de pierreries ; elle lui donna ensuite une paire de pantoufles de verre, les plus jolies du monde. (…) Le fils du roi qu’on alla avertir qu’il venait d’arriver une grande princesse qu’on ne connaissait point, courut la recevoir ; il lui donna la main à la descente du carrosse, et la mena dans la salle où était la compagnie : il se fit alors un grand silence ; on cessa de danser, et les violons ne jouèrent plus, tant on était attentif à contempler les grandes beautés de cette inconnue. On n’entendait plus qu’un bruit confus : ‘Ha, qu’elle est belle !’ »
(Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre, Charles Perrault)

Le Petit Poucet dérobe les bottes de sept lieues à l'ogre endormi

MAGIQUE ET PERFORMATIF

Il y a évidemment les vêtements véritablement magiques, appelés parfois dans les contes « vêtements fées » – ainsi les bottes de sept lieues que le Petit Poucet dérobe à l’ogre endormi. Les plus intéressants sont cependant les habits qui, sans avoir de pouvoir magique intrinsèque, produisent pourtant le même effet que s’ils en avaient un. On peut, pour cette raison, les appeler « performatifs » : ils ne servent pas qu’à se vêtir, ils produisent un effet, fonctionnent comme une action (est performatif, un énoncé, un geste ou un objet qui, en plus de sa fonction habituelle, fait quelque chose).

Telle est la ceinture que le Vaillant Petit Tailleur se fabrique au début du récit et sur laquelle il brode cette formule « Sept d’un coup », après avoir tué sept… mouches ! Dès lors, tous ceux qui lisent cette formule sur la ceinture qu’il arbore fièrement pensent avoir affaire à un terrible guerrier capable de tuer d’un coup sept… hommes, monstres, géants – qui sait quoi de plus terrible encore ? De l’esbroufe, dites-vous ? Pas du tout, car, au court de l’histoire, le Petit Tailleur devient ce que la ceinture promettait, à savoir « vaillant », tuant moult géants et bêtes féroces. L’habit renforce l’estime de soi et amène à se dépasser. Alors, la morale des contes de fées est-elle que les habits ne nous apportent que du bon ?

« Et en grande hâte, le petit tailleur se coupa une ceinture, la cousit et y broda en grandes lettres : ‘Sept d’un coup !’ (…) La tailleur se noua la ceinture autour du corps et décida d’aller courir le vaste monde, parce qu’il pensait que son atelier était trop petit pour sa bravoure. (…) Pendant qu’il dormait, des gens arrivèrent, le regardèrent sur toutes les faces et lurent sur sa ceinture : ‘Sept d’un coup !’ – ‘Ah, dirent-ils, que vient faire ici ce grand guerrier, en pleine paix ? Ce doit être un puissant seigneur.’
Ils allèrent rapporter la chose au roi et lui dirent qu’au cas où la guerre éclaterait, ce serait là un personnage important et utile qu’il ne fallait laisser partir à aucun prix. »
 (Le Vaillant Petit Tailleur, les frères Grimm)

LA MISE À NU DE LA LOGIQUE DU VÊTEMENT

Non, car la passion de l’habit poussée à outrance supprime tous les apports bénéfiques du vêtement et le fait dès lors littéralement disparaître… Leçon du si profond conte d’Andersen, Les Habits neufs de l’empereur« Il y a bien des années vivait un empereur qui aimait tant les beaux habits neufs qu’il dépensait tout son argent pour être bien habillé. » Deux escrocs passent par là, promettent aufashionisto royal l’habit le plus précieux du monde, à l’étoffe si subtile que les imbéciles et les incompétents ne peuvent pas la percevoir. Evidemment, les deux compères cousent dans le vent et personne n’ose dire au roi que l’habit qu’il vient de revêtir n’existe pas ! Sauf un enfant qui s’écrie que le roi, fashion victim avant l’heure, est… nu ! Nudité qui met à nu la logique du vêtement, laquelle dégénère dès que celui-ci n’est plus désiré que pour lui-même, et pas comme moyen pour autre chose…

« Puis l’empereur défila sous son dais magnifique, et tout le monde, dans la rue et aux fenêtres, disait :
– Mon Dieu, comme les habits neufs de l’empereur sont extraordinaires ! Comme la traîne en est ravissante ! Comme elle est du plus bel effet ! Nul ne voulait laisser paraître qu’il ne voyait rien, sinon c’était le signe qu’il exerçait mal son emploi ou qu’il était stupide. Jamais les habits de l’empereur n’avaient connu un tel succès.
– Mais il est tout nu ! dit un petit enfant. »
 (Les Habits Neufs de l’empereur, Andersen)

 

http://www.lemonde.fr/style/article/2012/12/25/la-barbe-ne-fait-pas-le-philosophe-les-habits-de-contes-de-fees-si_1810172_1575563.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#xtor=RSS-3208001

 

Sophie Chassat

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Si je perds, je meurs : à quoi jouaient nos ancêtres ?

Lucile Sourdès | Journaliste Rue89

Dans l’Antiquité et au Moyen Age, jeux de hasard et paris d’argent sont théoriquement interdits. Si nos ancêtres bravent la loi, ça n’est pas seulement pour se distraire : le plateau de jeu est un champ de bataille miniature. Si je perds, je meurs.

Isabelle Bardiès-Fronty, l’une des commissaires de l’exposition « Art du jeu, jeu dans l’art », au musée du Moyen Age de Cluny, raconte qu’à l’époque, riches ou pauvres, tout le monde joue. Les jeux de parcours et de hasard (de leurs origines, 3000 avant J.-C. jusqu’en 1500, fin du Moyen Age) sont « comme une allégorie du monde », pense-t-elle :

« Dès l’origine, on a considéré qu’une partie pouvait avoir une dimension divinatoire, mais qu’une partie pouvait aussi engager sa vie au sens propre du terme : si je perds, je meurs. Il y a cette ambivalence dans la pratique du jeu : les moments de loisirs peuvent être occupés par le jeu, mais on ne joue pas seulement pour passer le temps.

Ces personnages qui occupent parfois les pions de trictrac et qui constituent le jeux d’échecs – le roi, la reine, ses conseillers, ses chevaliers et les pions – sont une transposition de l’univers. Le plateau devient un champ de bataille miniature. C’est comme si, par le biais de la partie, non seulement on oubliait la guerre, mais on la jouait différemment. »

Le hasard et la pensée chrétienne

Au Moyen Age, les jeux d’argent et de hasard sont interdits car on condamne la « colère » que peut provoquer le jeu, – une colère vue comme un « égarement de notre humanité » selon Isabelle Bardès-Fronty.

La religion interdit également la dimension hasardeuse du jeu :

« Dans la pensée chrétienne, il y a une forme de refus du hasard. L’acceptation que le hasard peut avoir prise sur notre destin n’est pas synchrone avec l’idée d’un destin qui appartient à Dieu. »

Les jeux étaient certes différents de ceux d’aujourd’hui, mais le but était le même :

« Les principes des jeux sont universels : il s’agit en gros de se poursuivre ou de s’affronter et, parfois, de conjuguer les deux. »

Si les règles des jeux du Moyen Age sont relativement bien connues grâce aux écrits, c’est plus compliqué pour les jeux plus anciens, reconnaît la commissaire de l’expo :

« Il y a, dans le monde égyptien et oriental, des jeux très anciens qui sont connus dans leurs règles sur des principes plutôt que dans des règles très très strictes. »

Tour de table des jeux qui amusaient nos ancêtres, à travers certaines des pièces exposées au musée de Cluny.

Le jeu du serpent

Plateau de mehen, Egypte, 3100-2700 avant J.-C. (Londres, The British Museum)

Où et quand y jouait-on ?

Le jeu du serpent, aussi appelé « mehen », est d’origine égyptienne. Il y est né au IVe millénaire avant J.-C., disparaît du pays vers 2200-2000 avant J.-C., mais survit quelque temps au Levant et à Chypre.

Comment y jouait-on ?

C’est un jeu de course-poursuite dans un parcours lové comme un serpent, qui ressemble beaucoup au jeu de l’oie.

Isabelle Bardiès-Fronty :

« Les Egyptiens pensaient que le serpent était le symbole de la résurrection. Le joueur de mehen met donc quelque chose de très fort symboliquement dans sa partie.

Comment y jouait-on ? On ne sait pas précisément, mais on sait qu’on a des petites billes, des pions pour les scores, et on a la forme des dés de l’époque, des bâtons de lancer qui sont des ancêtres du dé numérique. On a deux joueurs ou deux groupes de joueurs. »

Le jeu du chien et du chacal

Jeu du chien et du chacal, Egypte, vers 1814-1805 avant J.-C. (New York, The Metropolitan Museum of Art)

Où et quand y jouait-on ?

Le jeu de 58 trous, aussi appelé jeu du chien et du chacal (à cause de l’allure des pions), apparaît en Egypte à la fin du IIIe millénaire. Il a beaucoup de succès dans le Moyen et Nouvel Empire puis disparaît, mais au Proche-Orient, en Mésopotamie et en Iran, on continue à y jouer pendant un moment.

Comment y jouait-on ?

Chaque joueur a des pions (chien ou chacal). Sur le plateau de jeu :

  • deux rangées centrales de dix ou onze trous ;
  • deux rangées extérieures de dix-huit ou dix-neuf trous.

Au centre, un trou un peu plus gros que les autres : c’est le point d’arrivée que les joueurs doivent atteindre en premier, après avoir progressé sur deux parcours distincts selon le hasard des dés. Entre certains trous, des lignes permettent des raccourcis ou des retours en arrière.

Ça vous fait penser à quelque chose ? Normal, comme l’explique Isabelle Bardiès-Fronty :

« C’est un jeu qui pourrait avoir comme transposition actuelle le jeu des petits chevaux, à cause de l’allure des pions et parce que c’est le principe de la course-poursuite de pion en pion. »

Le senet

 Jeu de senet, Egypte, vers 1390-1353 avant J.-C. (New York, Brooklyn Museum)

Où et quand y jouait-on ?

Le senet (« passage ») est le roi des jeux égyptiens, il est aussi pratiqué en Orient. On y joue à partir de la période pré-dynastique jusqu’à la période romaine.

Comment y jouait-on ?

« Trente cases (trois rangées de dix cases), avec une course sur l’échelle, à nouveaux les dés qui sont à l’action, une course-poursuite et des cases dont certaines sont sans doute plus bénéfiques », explique la commissaire de l’exposition.

Les pions ont la forme de poulies et de cylindres, et prenaient parfois des formes animales et humaines.

A partir du Nouvel Empire (1500 à 1000 avant J.-C.), le jeu revêt une dimension religieuse : la victoire permet d’accéder à l’au-delà.

Le jeu des douze signes

Où et quand y jouait-on ?

Le jeu des douze signes était très prisé sous l’Empire romain, où l’on jouait beaucoup aux jeux de ligne, portatifs ou tracés à même le sol.

Comment y jouait-on ?

On ne peut qu’imaginer les règles du jeu des douze signes en s’inspirant de celles du trictrac, son lointain descendant. Des mots sont tracés à même le sol ou sur une plaque portative. Souvent, les lettres composent des petites maximes.

On lance le dé, et les pions doivent faire un parcours en allant d’une lettre à l’autre. Lorsqu’un pion adverse occupe une case, il peut en être chassé ; quand il y en a deux, l’accès est interdit. Isabelle Bardiès-Fronty indique :

« Vous êtes à la tête de douze pions, qui sont de deux couleurs. L’idée, c’est qu’il va falloir revenir à la maison en parcourant tout le plateau. Il y a toute une stratégie qui se met en place mais dont le premier rythme est le hasard. »

La mérelle

Où et quand y jouait-on ?

Dessin d’un jeu de mérelles extrait du « Livre des jeux » d’Alphonse X le Sage, vers 1270 (non exposé au musée de Cluny)(Wikimedia Commons/CC)

Le jeu (et ses règles) date de l’Antiquité, mais devient très populaire à partir du XIVe siècle. On en a trouvé des traces sur les murs et sols d’églises, abbayes et châteaux.

Comment y jouait-on ?

C’est le jeu du morpion (ou tic-tac-toe) auquel on jouait quand on s’ennuyait à l’école : il s’agit d’aligner (horizontalement, verticalement ou diagonalement) trois pions.

Le trictrac

Couple assis jouant au trictrac, Albert Dürer, Nuremberg, 1492-1493 (Paris, BNF/Département des estampes)

Où et quand y jouait-on ?

Le trictrac (ou jeu des tables) est l’héritier d’un jeu antique, mais était très prisé au Moyen Age. « Il est joué dans les couches sociales les plus élevées, mais aussi dans les tavernes. C’est un jeu qui a été assez fortement connoté – par exemple, c’est le jeu des prostitués », explique la commissaire Isabelle Bardiès-Fronty.

Comment y jouait-on ?

Plateau de jeu de tric-trac, 1567, Léonard Limousin (non exposé au musée de Cluny)(Musée du Louvre/Wikimedia Commons/CC)

« On se court après avec des pions qui vont le long des flèches. »

Si vous savez jouer au backgammon, vous savez jouer au trictrac :

« Le trictrac médiéval est littéralement ce qu’on appelle aujourd’hui en France le jacquet, mais qui est plus souvent dit “backgammon” parce qu’il a beaucoup de succès dans le monde anglo-saxon. C’est un jeu rapide, simple à comprendre. »

Les échecs

Plateau biface pour échecs et trictrac, fin du XVe siècle (Florence, Museo nazionale del Bargello)

Où et quand y jouait-on ?

Au Moyen Age, c’est le roi des jeux. Isabelle Bardiès-Fronty :

« Contrairement au trictrac et à la mérelle, il n’est pas un héritier direct de l’Antiquité classique, il est au contraire une arrivée au Moyen Age d’un jeu asiatique, indien. Il apparaît en Inde au Ve siècle mais arrive en Europe occidentale un peu avant l’an 1000 par le jeu très important de circulation des savoirs qu’ont joué les Arabes. »

Comment y jouait-on ?

Huit pièces d’échecs de l’île de Lewis, Scandinavie, milieu du XIIe siècle (Londres, British Museum)

A l’origine, on jouait à quatre aux échecs, puis à deux. Pendant un moment, les pions avancent selon le hasard : les dés sont à l’œuvre.

Les pièces vont évoluer, jusqu’à devenir une bataille entre deux cours royales :

« L’art arabe n’étant pas figuratif, les pièces de jeu sont très simples au début. Puis on va peu à peu historier les représentants des pions d’échec : le roi, la reine, etc. »

A l’époque, les pièces ont une valeur plus faible qu’aujourd’hui : le jeu est lent. A partir de la deuxième moitié du XVe siècle, la reine, le fou et le pion prennent davantage de valeur, le jeu s’accélère.

Les cartes

Cartes provenant d’un jeu de 52 cartes, Pays-Bas du Sud, 1470-1480 (New York, The Metropolitan Museum of Art/The Cloisters)

Où et quand y jouait-on ?

C’est le dernier arrivé en Europe : on y joue à partir du XIVe siècle.

Comment y jouait-on ?

Les règles des jeux de cartes sont très mal connues, mais le hasard semble présider pendant longtemps. Le principe de la levée apparaît ensuite, introduisant une part de tactique.

Les formes des cartes sont différentes (rectangulaires, carrées ou rondes) mais, dès l’origine, les cartes sont constituées de quatre couleurs ou enseignes :

  • coupes, épées, bâtons et deniers (monde latin) ;
  • glands, grelots, feuilles, cœurs (monde germanique) ;
  • pique, carreau, cœur, trèfle (en France à partir du XVe siècle, dit « jeu de Lyon »).

Isabelle Bardiès-Fronty :

« Le jeu qu’on connaît tous aujourd’hui est le jeu de Lyon, parce que c’est celui qu’ont adopté au XIXe siècle les joueurs de bridge, qui ont conféré une dimension très universelle à ces couleurs. »

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